Le lançon

Pour le néophyte, le lançon, petit poisson tout en longueur, fait penser à l'anguille. Pourtant, excepté sa sineuse forme cylindrique, il n'a aucun rapport avec elle.

Le lançon vit sur les fonds sableux, hormis le temps d'une chasse ou d'un changement de secteur. La capture du lançon se pratique à marée basse de différentes façons. La méthode la plus artisanale, et la moins efficace, consiste à localiser les lançons qui, sous les vibrations des pas, vont plonger tête en avant dans le sable humide. En observant attentivement le sol, vous pourrez distinguer les ondulations du sable déplacé par la progression du lançon quelques centimètres en dessous. Il faut alors poser un sac en jute sur le sol à coté de vous, saisir la poignée de sable contenant le poisson et la jeter sur le sac. Il ne reste plus qu'à empoigner le poissonnet, qui ne peut plus s'enfoncer.

 

Le maquereau

On ne présente pas le plus célèbre de nos scombridés. Nageur infatigable, le maquereau vit en bancs compacts.

Il est plus difficile de conserver du maquereau dans de bonnes conditions que de le capturer. Au bout d'une heure, un maquereau pêché et laissé à l'air libre a perdu 30 % de son pouvoir de séduction sur de nombreuses espèces. Conservé au réfrigérateur 24 h, il perd 50 % de son attrait, et au congélateur 80 % de sa solidité. Les filets conservés dans du gros sel, plus résistants, n'ont plus que 35 % des qualités de ceux d'un frais.

Avec le maquereau, on pêchera sur toutes les côtes, en toutes saisons, sur tous les fonds et presque toutes les espèces. Selon le poisson recherché, il y a environ cinq façons d'accomoder notre appât: en fleurettes, en petits morceaux, en filets, en poisson mort entier ou en vif. De plus, il ne faut pas oublier qu'il peut entrer en force dans la composition de nombreuses strouilles destinées aussi bien...au maquereau, qu'à la daurade ou au requin.

 

La sardine

Encore une esche universelle très connue du grand public. La façon la plus pratique de se procurer des sardines est encore de les acheter. Pas en boîte! Fraîche! La sardine se conserve plus facilement que le maquereau. Vérifiez néanmoins que le ventre soit intact et ne laisse pas fuir les intestins, premier signe visuel d'un état de dégradation.

Cependant, il reste aléatoire de conserver plusieurs jours des sardines fraîches. Ne sélectionnez ce poisson frais que pour une utilisation immédiate en morceaux ou pour amorcer les grands prédateurs. Dans les autres cas, il existe deux modes de conservation: le sel et le froid.

 

Les vifs

De nombreux poissons servent de vifs, pour rechercher des poissons très variés: les bars, les maigres, les liches, les dentis, les pagres, les congres, et bien d'autres évidemment.

Appelé également calmar ou calamar, il est aussi fréquemment confondu avec une espèce voisine, le sépion. La tête des encornets est prolongée par huit tentacules de taille moyenne et par deux autres beaucoup plus longs, qui leur servent à capturer leur proie. Le corps, de forme allongée, se termine en pointe.


Le sépion

Encore appelé chipion, ou chipiron, il ressemble beaucoup aux encornets, et bien des pêcheurs s'imaginent que ces céphalopodes en sot les juvéniles. N'ayez aucun scrupule, il s'agit bien d'une espèce spécifique dont la taille adulte est de 6 cm, et non du petit calamar. Son corps est trapu et ses nageoires arrondies. Sa conservation au congélateur se fera en papilotes individuelles, pour éviter d'abîmer ces petits appâts fragiles qui se collent les uns aux autres.

La seiche

La différence avec les animaux précédents saute aux yeux. Les seiches ont le corps aplati et trapu, contrairement aux encornets, plus ronds et tout en longueur. Très fréquente sur toutesles côtes, elle se laisse parfois capturer à la ligne. Mais il est plus simple de l'acheter, d'autant que son prix est moins élevé que celui de l'encornet. A l'achat, il est nettement conseillé de ne se procurer que les animaux pr"sentés entiers et de préférence maculés de leur encre. D'une part, pour pouvoir utiliser la tête, esche de choix par excellence, d'autre part, parce que les blancs de seiche proviennent souvent de céphalopodes ayant déjà subi de longues heures de conservation. Attention, une seiche vendue rosée est juste bonne pour la poubelle...

Les gastéropodes

Tous les petits escargots de mer, comme le bigorneau, la pantoufle, les troques, la crépitude, la gibbule, et même les petits escargots blancs terrestres, peuvent être utilisés. Il faut délicatement écraser la coquille pour en extraire l'animal intact. Le coquillage broyé sans précaution ne nous livrera que sa partie charnue, le pied, alors que le sac viscéral est le plus prisé. La collecte se fait sans difficulté sur les rochers à marée basse. Il faut cependant se garder d'arracher les bigorneaux en faisant des coupes claires sur un seul emplacement. Choisissez les plus volumineux et prélevez des sujets espacés de plusieurs centimètres. Ces animaux vivant par petites colonies où chacun a sa place, il ne s'agit pas d'anéantir en une collecte un groupe complet. Si vous pêchez avec les escargots de jardin, les blancs ou les spiralés blancs et noirs, vous pouvez en revanche y aller de bon coeur, ces animaux ont un fort coefficient de reproduction et sont les ennemis des cultures.

La coque

Probablement le bivalve le plus répandu sur les côtes avec la moule, la coque vit à faible profondeur dans le sable, surtout dans les estuaires, les lagunes et tous les petits cheneaux qui sillonnent les grandes plages. Elle se repère aux deux petits trous présents dans le sable qui lui permettent de respirer. Pour la recueillir, il est préférable de gratter le sable avec un petit trident ou un râteau jusqu'à ce que l'on tombe sur une colonie, plutôt que de marcher, cassé en deux, les yeux rivés à la recherche de ces trous souvent difficilement visibles. Les coques vivent par bancs et la présence de l'une d'entre elles signifie souvent que d'autres habitent le secteur.

Le couteau

Ce coquillage, encore appelé solen, dont on trouve souvent les coquilles vides sur les plages, est très allongé mais ne dépasse pas 15 à 20 mm de large. Sa teinte varie du blanc jaunâtre au brun. Il vit enfoui dans le sable fin, entre 50 et 80 cm de profondeur. De ce fait, il passe souvent inaperçu et ne se rencontre guère par hasard. Il faut donc apprendre à repérer les indices laissés par les couteaux en surface. Ceux-ci se signalent par deux trous espacés d'environ 1,5 cm, trous qui n'en forment plus qu'un, en forme d'althère, lorsque le sable sèche. Pour les extirper, il existe deux méthodes valables.

La moule

La moule se prélève à l'unité! Non pas en tirant dessus, ce qui a pour effet d'arracher les voisines en même temps, mais en tournant pour sectionner le byssus qui la retient à son support. Sur les rochers, les moules couvrent souvent des centaines de mètres carrés. Astreignez-vous à les cueillir de place en place au lieu de toutes les ramasser au même endroit. Ainsi, au lieu de dénuder une portion de rocher, vous permettrez aux plus jeunes de pouvoir s'étoffer en prenant la surface laissée libre par l'adulte.

 

 



 

 

 

Les encornets






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