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Image Hosted by ImageShack.usLE KAYAK DE MER EST UN MOYEN ADAPTE A LA DECOUVERTE DU LITTORAL: C’est une embarcation de plus de 4000 ans, ses lignes parfaites n’ont pratiquement pas évoluées au fil des siècles. Marin, léger et maniable ,il réjouit ses propriétaires tout au long de leurs ballades. Son emploi nécessite certaines connaissances théoriques et pratiques. Théoriques : La connaissance du milieu marin, les marées, les prévisions météo, la sécurité et avec un peu d’expérience la lecture de cartes marines pour faire le point… Pratiques : La position du corps , les appuis, la propulsion, le départ d’une plage, le dessalage, les récupérations, les étirements pour le confort ,…La liste paraît longue mais rassurez-vous, toutes ces notions s’apprennent vite lorsqu’on est bien encadré. Et il ne faut pas oublier qu’un détail engendre parfois des situations périlleuses lorsqu’on est en mer. Ses formes et caractéristiques : Il est constitué d’une coque et d’un pont (un ensemble solidaire). Le choix de sa forme est un compromis entre vitesse, stabilité et portance suivant l’utilisation et son niveau. Les professionnels vous renseigneront d’après vos besoins et vous pourrez essayer des bateaux dans les clubs nautiques et associations estivales. Le livre : le kayak et la mer illustre les techniques, l’environnement et la physiologie. Les kayaks pontés: Ils nécessitent l’emploi d’une jupe pour fermer l’hiloire et la remontée à bord (par mer calme) est technique mais lorsque la mer clapote … ce n’est pas gagné d’avance. Ils sont plus rapides, marins, et plus chauds entre autre. On navigue avec plaisir pendant des heures. Conseillés pour un usage en club ou fréquent. Les dépontés ou sit on top : Ils sont généralement très stables et deviennent vite ennuyeux si l’on veut sortir d’un programme de chasse, de pêche ou de ballade courte. Ils proposent une sécurité accrue avec un remontée très facile. Conseillés pour un usage occasionnel et proche de la côte ou pour un programme spécifique. Alors que choisir? La réponse n’est pas si simple. Le choix d’un bateau peut se résumer comme un compromis entre vitesse et stabilité. L’un au détriment de l’autre. Ici, ce qui importe c’est le choix par rapport à votre niveau technique actuel ou recherché. Si vous voulez vous perfectionner et acquérir de la technique pour exploiter pleinement le potentiel du bateau, alors prenez sans hésitation un kayak ponté. Vous pouvez faire gîter le bateau, passer au travers des grosses vagues, rester au sec, gagner en rapidité et en confort … Pour cela, il vous faut acquérir un processus rigoureux mais théoriquement abordable pour remonter dans le bateau. Remonter tout seul sans artifice peut se révéler impossible lorsque la mer se forme. Il existe des aides que chacun bricole et met en place pour faciliter cette manœuvre ou sinon il faut sortir accompagné. Si vous recherchez uniquement ce côté pratique et efficace alors opter pour le déponté. On considère une vitesse moyenne de 6 km/h pour une randonnée à la journée. Avec le KTO, je me base sur une moyenne de 5 km/h et une vitesse soutenue à 7 km/h. Il n’est pas rapide mais ce n’est pas non plus ce qu’on lui demande. Avec le Baïkal , je me base sur une moyenne de 8 km/h et une vitesse soutenue à 10 km/h. Ceci avec un clapot léger. Les différences de vitesse et de qualité marine sont nettement mises à jour lorsque la mer forcit, bien sûr en faveur du kayak ponté.

TECHNIQUE et TACTIQUE

 En kayak de mer, on doit gérer sa partie de pêche d’une manière plus réfléchie qu’en bateau car les déplacements sont plus longs. Alors il est utile d’organiser sa sortie en tenant compte comme pour tous déplacements des courants et des hauteurs d’eau. On peut ainsi faire un parcours dans le sens du courant pour se faire porter par ce dernier et étudier les cartes afin d’estimer l’heure critique où le passage, permettant d’emprunter un raccourci, sera à sec. Sur place, effectuer des lancers au petit bonheur la chance ne suffit pas toujours pour prendre du bar, il faut observer, prospecter, noter, s’interroger sur son comportement et son biotope. Chaque poste doit être exploité à plusieurs horaires de la marée, en début milieu et fin de saison, et avec des leurres différents ( poissons nageurs ou leurres souples, appâts vivants,…) et garder les notes pour en tirer profit l’année suivante. En général, les bars font deux doubles déplacements (influence des marées) pour se nourrir. En fin de marée descendante, ils se replient sur un poste particulier ou la nourriture est abondante (parc à huître, champs d’algues,…).Ils sont soit à l’affût d’une proie derrière une algue, soit en mouvement prêt à jaillir sur leur victime. Trois techniques sont donc possibles: attendre le passage des poissons, les suivre dans leurs mouvements et rechercher les postes où les poissons pratiquent l’affût. Personnellement, je ne suis jamais (ou tente de le faire) le mouvement car je préfère pêcher que de pagayer après les bars. Je me poste soit sur une zone de replis à marée basse soit dans un passage à courant qui est, je pense emprunté par ces poissons. Pour les passages à courants: J’ancre le kayak, et je pêche avec des poissons nageurs qui travaillent sous la surface. Le kayak est disposé de la façon suivante: avant du kayak dans le sens du courant. Pour ce faire, mon mouillage est accroché (voir rubrique astuce) et déporté sur la poignée de portage arrière. Car j’ai l’impression que les bars de passage mordent plus facilement sur ce type de leurres que sur un leurre de surface. Quand la saison est bien avancée, j’essaie aussi mes leurres de surface (Sammy, Spook, poppers,..) mais les résultats semblent moins bons. J’effectue des lancers en travers du courant et dans le sens du courant pour voir comment le poissons réagit. Je lance deux fois au même endroit puis une fois en travers, et ensuite j’essaiede faire tomber le leurre à une dizaine de mètres plus loin que le lancé précédent et ainsi de suite. De manière à quadriller la zone de passage des bars. Pour les postes à l’affût: J’ancre le kayak de la même façon, le confort est nécessaire même à l’étale de basse mer. Si les algues sont à plus d’un mètre de la surface, j’essaie les poissons nageurs (comme les flashminnow & B’freeze) et si le leurre commence à crocher dans les algues, je pêche aux leurres de surface aux abords des algues. Je pratique rarement la pêche à l’étale de marée haute, ma pêche est principalement calée sur la basse mer avec un arrêt une heure et demie avant la pleine mer.

 

 

 

Présentation du kayak de mer :

Le kayak de mer est vraiment la discipline du kayak qui se rapproche le plus des origines de l’activité. Il n’est pas sans rappeler le kayak traditionnel des esquimaux (dans les îles Aléoutiennes, il existe une île nommée Kayak où les habitants utilisaient des bateaux avec une armature en bois recouverte de peaux, sûrement à l’origine de l’appellation de ces bateaux) dont il tire d’ailleurs sa forme.

Même s’il n’est plus utilisé à des fins alimentaires (chasse et pêche), le kayak de mer reste l’engin d’exploration et de randonnée idéal ! Il est reconnu pour sa maniabilité, son élégance et ses qualités marines : le kayak de mer permet d’accéder à des endroits où les bateaux traditionnels s’échoueraient.

Monoplace ou biplace, il se manie à la pagaie double et est muni de compartiments étanches (à l’avant et à l’arrière) permettant le transport de tout le matériel nécessaire à l’organisation de raid ou de voyage sur plusieurs jours.

Facile d’accès et stable, sa prise en main est aisée et permet rapidement de s’adonner aux joies de la randonnée sur lac ou en mer.

 

L’équipement nécessaire à la pratique du kayak de mer :

 

Même s’il ressemble aux kayaks utilisés par les Esquimaux, la forme des kayaks de mer actuels a tout de même évoluée. Si au départ le kayakiste se glissait à l’intérieur comme on se glisse dans un vêtement pour faire corps avec son embarcation (chaque kayak était adapté à la morphologie de son propriétaire), il est différent de nos jours.

Le kayak de mer moderne doit faire preuve de robustesse et de fiabilité pour répondre aux exigeantes conditions que l’on rencontre en mer (sable, sel, soleil…). L’équipement répond à des normes précises qui lui permettent de s’éloigner à plus d’un mille nautique des côtes. Sa conception doit le rendre insubmersible, même une fois plein d’eau (comme après un dessalage par exemple).

Fabriqué en fibre de verre (pour les plus performants) ou en polyéthylène, l’accastillage du kayak de mer biplace ou monoplace est complet : ligne de vie, poignée de portage, siège ergonomique pour le confort, gouvernail, caissons étanches, pompe à eau (sur les modèles les plus aboutis pour extraire l’eau du bateau sans avoir besoin de débarquer), boussoles,.... Il existe aussi des kayaks avec une armature en bois recouverte d’une toile : ces bateaux pêchent par leur faible qualité de navigation par rapport aux précédents, mais ont l’énorme avantage d’être démontables, ce qui est un plus indéniable pour voyager (il entre aisément dans les soutes d’un avion).

La forme du kayak de mer est conçu pour avaler les milles : pointe effilée pour fendre l’eau et les vagues, long pour ne pas plonger dans les vagues et mouiller le pagayeur, pont abaissé afin de diminuer la prise au vent. Il est de plus très confortable afin de permettre de longues randonnées où le pagayeur doit rester longtemps assis dans son kayak.

La pagaie est le second élément primordial pour pratiquer le kayak de mer. Dans un souci d’économie et de performance lors des longs raids, les pagaies sont elles aussi de surface réduite afin de limiter la prise au vent. Elles sont de plus légères pour éviter au pagayeur une fatigue excessive en fin de journée (il est parfois judicieux d’avoir une pagaie de rechange démontable que l’on glisse à l’intérieur de son kayak en cas de casse de la première)..

Quant à l’équipement du pagayeur, il a aussi son importance. Tout d’abord, il y a la jupette qui assure l’étanchéité du kayak et évite ainsi la présence d’eau à l’intérieur.

Ensuite, le gilet de sauvetage, élément de sécurité important, permet au kayakiste de flotter en cas de dessalage.

Enfin, en fonction des conditions météorologiques, le pagayeur s’habille plus ou moins pour se protéger (du froid ou du soleil) : coupe-vent étanche, casquette ou chapeau, collant et haut en matière synthétique, manchons (pour protéger les mains contre le froid),…

Sans oublier un ensemble d’équipement de sécurité pour ne pas être pris au dépourvu en cas de problème (radios pour écouter les bulletins météorologiques, fusées de détresse, miroirs de position,…)

Les sites de pratique :

Le site de prédilection pour la pratique du kayak de mer est les zones à proximité des côtes. Il est donc indispensable de bien connaître le milieu marin avant de s’aventurer en kayak de mer (ou alors de prendre un guide qualifié) car les côtes sont soumises aux marées qui peuvent interférer de manière importante sur les conditions de navigation (courants, éloignement de la limite terre/eau). Heureusement ces phénomènes restent prévisibles et grâce à l’expérience d’un guide, il est aisé de programmer un raid en kayak de mer, même s’il ne faut pas négliger les conditions météorologiques qui peuvent amener du vent et des vagues et rendre ainsi la navigation difficile.

Présent depuis de longues années sur tout le littoral français, le kayak de mer se développe de plus en plus .

Très manœuvrier, le kayak de mer permet d’accéder à des côtes escarpées où il serait difficile d’accoster en bateau traditionnel (risque d’échouage) et de se balader des les méandres serrés d’un fleuve. Ecologique, c’est en silence qu’il permet d’atteindre les réserves sauvages et de contempler la faune et la flore en toute discrétion.

Ne nécessitant pas d’apprentissage particulier, le kayak de mer se positionne de plus en plus comme étant l’engin idéal permettant de randonner de façon originale et en famille.

Astuces:

 

Comment amortir le mouillage quand la houle est présente ?

Il suffit de disposer sur sa ligne de mouillage un amortisseur composé d’un sandow. Deux mètres de sandow suffisent à amortir les vagues. Une des extrémités du sandow est attachée à la poignée pour le transport et l’autre est terminée par un mousqueton qui se fixera directement sur le mouillage. Un nœud gansé fait l’affaire. Bien sûr il faut laisser suffisamment de mou pour que le sandow travaille avant le bout.

 

Où peut-on attacher son mouillage ?

Quand on chasse la question ne se pose pas vraiment. La réponse qui semble la plus logique est à l’avant du kayak, sur la poignée de transport par exemple. Ou bien à l’arrière si on pratique la pêche aux leurres car les lancers sont effectués vers l’avant et les côtés et non vers l’arrière. Mais les problèmes arrivent parfois plus vite que l’on pense…

Lors d’une partie de pêche, on ne pense plus que la mer monte et le mouillage devient juste. Le bateau commence à devenir instable. Si l’ancre est bloquée et que la ligne est tendue alors les problèmes surviennent …

Pour ma part, j’accroche toujours mon enrouleur près de mon hiloire. Ce qui offre un accès immédiat afin de donner plus de bout. Ensuite j’intercale l’amortisseur pour le mouillage, même si l’eau est belle.

Conseil : Il est préférable de garder une bouée dans un de ses caissons. Ainsi , si l’on ne peut remonter le mouillage, on déroule un maximum de longueur puis on fixe la bouée. L’ensemble flottera tandis que si on avait laissé le mouillage seul, il aurait coulé à cause de l’enrouleur qui agit comme une bavette dans le courant. De plus vous perdez immédiatement vos repères dès que le bateau est en mouvement.


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